E.N.I.B

                                                                                     1865/1962

 

 

 1934

Personnel enseignant

Roger BARET

 

        Nous devons à Roger BARET, de la Promo 34/37 de nombreux documents de cette époque :

          Voici une page spéciale sur les enseignants de 1934.

 

          Le directeur : Monsieur DUPUY   

 

Un conseil de professeurs

 

Les enseignants

 

           Vous trouverez ci-dessous quelques souvenirs de Roger BARET sur ses professeurs

        -   "CHEIR CROUZET" Professeur d'Arabe :

    Monsieur Crouzet enseignait l’Arabe. La majorité d’entre nous avait déjà trois ans d’étude de cette langue, mais ceux qui avaient étudié l’Anglais étaient donc défavorisés. Quant à nos camarades de la promotion indigène, ils étaient évidemment à leur aise. Il y avait donc trois catégories d’élèves que le “cheïr” Crouzet s’efforçait de mener ensemble vers la redoutable version de l’examen. Il avait une marotte !  Il essayait de faire un nouveau  dictionnaire d’Arabe et il recherchait les mots rares et les expressions nouvelles. Certains de nos camarades indigènes lui suggérèrent quelques termes qui, paraît -il, ne sont pas d’un usage très correct

  Je ne sais pas s’il est arrivé au bout de son œuvre et s’il a pu procéder aux corrections nécessaires…C’était un brave homme, et lorsqu’il prit sa retraite, en  36, on le regretta beaucoup.

  Je l’ai rencontré, par hasard, quelques années après, C’était pendant l’hiver 41-42, période difficile pour l’Algérie mal ravitaillée.  Il errait dans la grande plaine qui sert de foire ou de grand marché le vendredi à Maison-Carrée.  Nous échangeâmes les saluts rituels :

       “Salam ya cheïr !

         Salam ya oulid ! ”

   Il reconnut en moi un de ses anciens élèves et retrouva  mon nom en quelques secondes- ce qui prouve  qu’il avait toujours une excellente mémoire. Il était à la recherche d’un peu de ravitaillement supplémentaire, mais les marchands arabes se méfiaient de ce roumi qui parlait trop bien leur langue. Je pus néanmoins le mener vers un boucher clandestin qui débitait… du chameau ! Il fut tout heureux de repartir avec un rôti maigre et un peu osseux  mais pour lequel il prétendait connaître une vieille recette  excellente du temps où il perfectionnait son Arabe dans le Sud, à In-Salah.

 

                La suite...plus tard..

 

    Retour accueil